Déchets
ménagers toxiques
Qu'appelle-t-on
" déchets ménagers toxiques" ?
Les
"déchets ménagers toxiques" sont les restes,
avec leurs emballages souillés, des imnombrables produits plus
ou moins nocifs que nous utilisons dans la maison, ou bien lors de nos
activités de jardinage ou de bricolage. Ce peuvent être
également des objets usagés ou périmés dont
la composition inclut des subtances dangereuses pour l'homme et/ou l'environnement.
Les spécialistes des déchets les ont baptisés DMS
(déchets ménagers spéciaux), par opposition aux
déchets ménagers dits "banals" (sacs plastiques,
papiers, bouteilles,épluchures...). Ils sont extrêmement
disparates :

*Produits
détachants, antirouille, cires, eau de javel, soude caustique,
déboucheurs pour évier ou WC, décapants pour four,
etc...;
*médicaments
*résidus de l'automobile : huile de vidange, antigel, liquide
de frein...etc;
*produits de de traitements pour le jardin ou les plantes d'intérieur
: insecticides, herbicides, fongicides, etc;
*colles;
*peintures, vernis, laques, lasures, diluants autres que l'eau, etc;
*solvants (toluéne, trichloréthylène, etc).
*produits de traitement du bois
*piles, accumulateurs, batteries;
*produits chimiques divers : acides chlorhydrique et sulfurique, ammoniaque,
acétone, éther ,benzéne, formol ;
*autres : radiographies bombes, aérosols, thermomètres,
tubes néon, fixateurs photographique, révélateurs,
CFC des réfrigérateurs et congélateurs.
Ces déchets spéciaux représentent un peu moins
de 1% de nos déchets, soit, 3,6 kg/habitant/an.
En
quoi sont-ils nocifs ?
Les
déchets ménagers spéciaux sont toxiques pour l'homme,
les animaux et les plantes.
Ils peuvent également se révéler explosifs, corrosifs,
irritants, comburants ou imflammables. D'ailleurs, le dépôt
sur la voie publique des produits ou des objets dangereux est interdit.
Les DMS peuvent directement polluer l'atmosphère (vapeurs), le
sol et le sous-sol(dépôts sauvages),et l'eau. Pire : mélangés
aux autres ordures, ils rendent beaucoup plus polluant ou difficiles
les différents traitements des déchets.
Exemple :
L' incinération. Dans les installations
encore trop nombreuses ne satisfaisant pas aux normes environnementales,
le brûlage des déchets renfermants du chlore (notamment
solvants et PVC) dégage des dioxines. Ces composés organochlorés,
cancérigènes et puissants dérégulateurs
hormonaux, peuvent ensuite se retrouver dans le lait des vaches paissant
à des kilométres à la ronde. De même, l'incinération
des piles, plastiques, tubes fluorescents et peintures charge les fumées
de métaux lourds qui se déposent sur le sol et les végétaux
dans toute la région. Ces dangereux métaux sont indestructibles
et ils ne peuvent que s'accumuler.
En définitive, les subtances nocives libérées par
les DMS dans l'environnement se retrouvent tôt ou tard dans l'air
que nous respirons, dans les terres qui nous nourrissent, voire dans
nos aliments eux-mêmes.
Les
restes de produits toxiques et leurs emballages.
Quels sont leurs effets sur l'environnement ?
IL reste souvent une petite quantité de produit actif dans
les emballage. Parfois, même, nous jetons un emballage contenant
une quantité importante de produit trop vieux, mal conservé,
inefficace...
C'est toujours négatifs pour l'environnement. S' Ils sont rejetés
à l'égout, ces restes de produits perturbent le fonctionnement
des stations d'épuration ou rejoignent directement le milieu
naturel. S' ils sont incinérés, nombre d'entre eux dégradent
les fours incinérateurs ou émettent des subtances toxiques.
S' ils sont mis en décharge brute
-dépôt non réglementaire de déchets ménagers-
ou sauvage, les produits toxiques être entraîné vers
les nappes phréatiques.
Que
faire pour respecter notre environnement ?
N'
abandonnez pas vos restes de produits toxiques n'importe où,
ne les rejetez pas l'égout, ne les brûlez pas ( c'est interdit).
*Rincez au moins trois fois pour récupérer le maximum
de produits.
*Ne mettez pas d' emballage souillé dans le circuit des emballages
à recycler, car il risquerait d'empêcher le recyclage de
tout le lot.
*Ne mélangez pas les déchets toxiques entre eux, car des
réactions chimiques peuvent se produire.
*Identifiez bien vos produits toxiques.
*Apportez vos restes et emballages de produits à la déchetterie
désservants votre commune, si elle accepte les DMS.
*Le systémes de collecte s'améliorent rapidement.
*Utilisez les produits les plus respectueux de l'environnement (label
NF Environnement). N'achetez que la quantité nécessaire.
*Préférez une peinture à l'eau plutôt qu'une
peinture glycérophalique renfermant un solvant de type white
spirit.
*Filtré (à l'aide d'un filtre à café, par
exemple) le solvant de nettoyage des peintures et vernis afin de les
réutiliser.
*Pour les insecticides, herbicides, etc..., choisissez les formulations
adhérant le moins à l'emballage ( granulés plutôt
que liquide).
Les
médicaments.
Quels
sont leurs effets sur l'environnement ?
Les
médicaments contiennent parfois de puissantes subtances actives
qui, en dépit des faibles quantités en jeu, peuvent porter
atteinte à la santé et à l'environnement. S'ajoutant
aux autres produits toxiques, ils participent à ce que l'on appelle
la "pollution diffuse".
Que
faire pour respecter notre environnement ?
*Vérifiez
votre stock de médicaments avant tout nouvel achat : le médicament
recherché est peut-être déjà dans votre armoire
à pharmacie !
*N'achettez que la quantité nécessaire.
*Aprés usage, rapportez vos emballages de médicament,
même vides, chez les nombreux pharmaciens participants à
l' opération CYCLAMED.

Médicaments:
quatre bonnes raisons de participer au programme Cylamed.
1/Vous
luttez contre les accidents domestiques dus à l'indigestion de
médicaments.
2/Vous aidez ceux qui ont besoins de médicaments utilisables
sont donnés en partie à des associations humanitaires.
3/Les médicaments périmés et leurs emballages sont
incinérés dans les usines aux normes environnementales
avec récupérations d'énergie. En 1996, 7 714 tonnes
ont été collectées. Leur incinération a
fourni en électricité l' équivalent de la consommation
annuelle de 4 200 logements.
4/ Vous participez à la lutte contre la pollution.
Les
huiles de vidanges.
Quels
sont leurs effets sur l'environnement ?
Les
huiles de vidange qui sont introduites dans le circuit des eaux usées
deviennent trés fluides et forment une fine pellicule à
la surface de l'eau. La réoxygénération de celle-ci
est ainsi empêchée, ce qui peut entraîner la destruction
des micro-organismes épurateurs agissant au niveau des stations.
Pour des raisons analogues, les huiles de vidange rejetées directement
dans le milieu aquatique sont trés nuisibles pour l'environnement.
Exemple
:
Un
litre d' huile déversé dans un cours d'eau ou un plan
d' eau forme une pellicule couvrant 10 000 m2.
Que
faire pour respecter notre environnement ?
*Ne
rejetez votre huile de vidange ni dans le millieu naturel, ni dans les
égouts.
*Ne la brûlez pas. La combustion des huiles provoque des dégagements
toxiques.
*Déposez-la à la déchetterie de votre commune,
dans un conteneur placé à cet effet ou bien chez votre
garagiste. Les huiles usagées sont ensuite sont ensuite régénérées
ou utilisées comme combustible en cimenterie. Trois litres d'huile
usagée permettent la régénération de deux
litres d'huile de base (un lubrifiant se compose de 80% d'huile de base
et de 20% d'additifs divers).
Les
piles, accumlateurs et batteries.
Quels
sont leurs effets sur notre environnement ?
La
nocivité des piles, accumulateurs et batteries tient à
leur teneur, parfois élevée, en "métaux lourds"
: mercure, cadmium, nickel, plomb. Ces métaux-ouleurs composés-
sont toxiques pour l'homme et la plupart des animaux. Les dégagements
de métaux lourds dans l'atmosphére qui se produisent lors
de l'incinération des ordures ménagères tirent
leur principale origine des piles. Ces mêmes métaux lourds
se retrouvent dans les mâchefers, résidus de l'incinération,
compromettant la valorisation de ceux-ci en construction routiéres.
Dans les décharges brutes ou sauvages, piles, accus et batteries
usagés libérent tôt ou tard les métaux lourds
qu'il contiennent.
Exemple
:
Une
seule pile bouton contient assez de mercure pour polluer 400 litres
d'eau ou 1 m3 de sol. Au contact de l'eau, ce mercure se transforme
en méthylmercure et déméthylmercure, composés
trés toxiques, qui sont facilement absorbés par les organismes
vivants. Toute la chaîne alimentaires est contaminée par
bioaccumulation. L'homme, qui arrive en bout de chaîne, peut lui
aussi être contaminé. Le mercure provoque des troubles
des troubles trés graves au niveau des reins, des tissus nerveux,
etc.
Que
faire pour respecter notre environnement ?
Choisissez
les piles les moins chargées en métaux dangereux. Commes
les piles bâtons, utilise des piles "vertes", où
le mercure est en grande partie remplacé par un produit à
base de fluor.
A défaut, préférez les piles salines aux alcalines,
car elles contiennent moins de mercure.
*Rapportez vos piles "dangereuses" usagées dans les
points de vente (photographes, bijouteries, etc.).
Si
un millions de personnes rapportent chacune une pile bouton par an,
c'est une tonne de mercure qui n'ira pas polluer les sols et les riviéres.
*Evitez la surconsommation des piles (appareils photos jetables avec
flash incorporé, jouet, gadget, etc.) et préferez d'autres
systémes de fonctionnement : solaire (calculatrices), secteur
(radiocasettes, réveils, etc.) mécanique (montre, réveils,
etc.)
*Ne laissez pas trainer vos piles boutons, elles sont trés dangereuses
pour les enfants.
*Les piles rechargeables ou accumulateurs sont trés intéressants
pour des usages intensifs et réguliers (balladeurs, radios, lampes
torches, etc.) à condition de pouvoir être rechargées
au minimum 500 fois. En effet, ils contiennent une quantité importante
de cadmium et de ickel, qui se retrouvera tôt ou tard dans les
déchets.
*Déposez votre veille batterie de voiture à la déchetterie
-la majorité des déchetteries haut-normandes les acceptent-
ou bien chez votre garagiste.
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